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La loi de finances, ou budget de l’État, fixe chaque année combien l’État va percevoir (impôts, taxes, etc.) et combien il va dépenser (éducation, santé, sécurité, défense, transition écologique…). Elle ajuste également des règles fiscales importantes, comme l’impôt sur le revenu ou certains dispositifs d’aide sociale.
Pour 2026, le budget s’inscrit dans un contexte politique tendu, avec un débat parlementaire difficile et le recours à l’article 49.3 pour faire adopter certaines parties du texte. L’objectif : financer les priorités de l’État tout en réduisant le déficit public.
La loi de finances 2026 a été adoptée après plusieurs mois de discussions et de blocages. Le gouvernement a utilisé l’article 49.3, un mécanisme constitutionnel permettant de faire adopter un texte sans vote direct, sauf si une motion de censure est déposée et adoptée.
Ce contexte montre qu’en l’absence de majorité nette au Parlement, faire passer un budget devient plus long, fragile et fortement négocié.
Le budget 2026 vise à réduire le déficit public, c’est-à-dire l’écart entre les dépenses de l’État et ses recettes. Cette maîtrise des comptes publics est cruciale dans un contexte économique contraint : croissance modérée, inflation persistante et fortes attentes sur les services publics.
L’objectif affiché : limiter les pressions financières tout en préservant les priorités sociales et économiques de la France.
Barème de l’impôt sur le revenu : revalorisation de 0,9 %
Les tranches de l’impôt sur le revenu sont ajustées pour limiter la hausse “automatique” liée à l’inflation. Cette mesure protège le pouvoir d’achat des ménages et évite l’effet de “progression à froid” où une augmentation salariale entraîne une hausse d’impôt non souhaitée.
Prolongation de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR)
La CDHR garantit une imposition minimale de 20 % pour les foyers les plus aisés : revenus supérieurs à 250 000 € pour une personne seule ou 500 000 € pour un couple. Cette contribution est maintenue tant que le déficit public dépasse 3 % du PIB, renforçant la progressivité de l’impôt.
En 2026, la fiscalité des entreprises évolue avec un double objectif : faire contribuer davantage les très grands groupes et limiter certains montages patrimoniaux.
- La surtaxe instaurée en 2025 est prolongée.
- L’impôt sur les sociétés (IS) normal reste à 25 %, mais certaines entreprises voient le taux effectif passer autour de 30,1 % ou 35,3 % selon le chiffre d’affaires.
- Seuil relevé : 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, ce qui écarte de nombreuses ETI.
Impact concret : la marge et la capacité d’investissement des groupes concernés peuvent être réduites à court terme.
- La loi cible certaines holdings patrimoniales utilisées pour gérer des actifs financiers non liés à l’activité opérationnelle.
- Objectif : limiter les montages permettant de reporter ou réduire l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
- Exclusions : trésorerie opérationnelle, biens liés à l’activité économique, objets d’art ou de collection.
Impact concret :
- Les dirigeants et actionnaires doivent revoir la structure des holdings.
- Identifier les actifs liés à l’activité vs les actifs de placement.
- Documenter la logique économique pour éviter des redressements fiscaux.
- Les hausses d’imposition peuvent influencer les décisions d’investissement, la localisation des projets et l’organisation juridique.
- Pour les groupes internationaux, le niveau d’imposition peut affecter les choix d’implantation et de développement, même si ce n’est jamais le seul critère.
En 2026, la fiscalité des entreprises évolue avec un double mouvement : faire contribuer davantage les très grands groupes et réduire certains montages patrimoniaux, tout en demandant aux entreprises une adaptation rapide à un cadre fiscal changeant.
1. Identifier si l’entreprise est concernée (taille, chiffre d’affaires, structure de détention).
2. Mettre à jour la veille fiscale et le calendrier des acomptes et obligations déclaratives.
3. Pour les holdings : cartographier les actifs et documenter la logique économique.
Le budget 2026 finance également des mesures concrètes :
- Repas à 1 € étendu à tous les étudiants, pas seulement les boursiers.
- Augmentation des crédits pour l’enseignement supérieur et la recherche, avec plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires par rapport à 2025.
Ces mesures visent à corriger certaines inégalités tout en soutenant des secteurs stratégiques pour l’avenir économique.
- La revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu protège la majorité des ménages contre une hausse d’impôt liée à l’inflation.
- La CDHR renforce la contribution des foyers les plus aisés, garantissant une fiscalité plus progressive et équitable.
- La surtaxe sur les bénéfices et la nouvelle taxe sur les holdings renforcent la vigilance fiscale.
- Les entreprises doivent anticiper ces changements pour ajuster leur gestion financière, la structure de leurs actifs et leur stratégie d’investissement.
La loi de finances 2026 reflète les tensions actuelles : débat politique difficile, volonté de maîtriser le déficit public et arbitrages entre pouvoir d’achat, justice fiscale et priorités de long terme.
Entre indexation du barème de l’impôt sur le revenu, prolongation de dispositifs ciblant les hauts revenus et mesures pour les entreprises, le budget 2026 cherche à équilibrer contraintes financières et attentes sociales.
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